Lait de pâturage : quand les éleveurs se mettent au vert

Lait de pâturage : quand les éleveurs se mettent au vert

Le lait de vache de pâturage est parfois appelé « lait à l'herbe ». La raison ? Les vaches se nourrissent d'herbe aussi souvent que possible ! Cette méthode vise en priorité à assurer le bien-être des animaux. Mais elle a des impacts inattendus, à commencer par une réelle contribution au maintien de la biodiversité ! Et côté saveur, aucun doute non plus : le lait à l'herbe a du caractère !

Lait de pâturage : définition

La pâture – ou mise à l'herbe – est le mode d'alimentation traditionnel des vaches. Dès la fin de l'hiver, le troupeau quitte l'étable pour la journée afin de se nourrir au pré.
Le mode d'élevage intensif peut parfois conduire à l'apparition de troupeaux immenses : élevées en bâtiment, les vaches sont alors exclusivement nourries d'ensilage et n'ont plus accès à l'extérieur. La mention lait de pâturage – ou lait à l’herbe - valorise les fermes qui sont restées sur un élevage plus traditionnel qui met à disposition une aire de pâture plusieurs mois dans l’année.

Selon le cahier des charges CNIEL – le Centre National Interprofessionnel de l'Économie Laitière – on peut parler de lait de pâturage lorsque les animaux passent en moyenne 120 jours par an au pré, à raison de 6 heures au minimum par jour. Cette durée est susceptible de varier en fonction des régions et des aléas climatiques.

Lait Grand Pâturage : un cahier des charges plus exigeant

Pour remplir le cahier des charges du lait de pâturage établi par le CNIEL, les animaux doivent donc pâturer 120 jours par an en moyenne. Nous avons choisi d’aller encore plus loin. Dans les exploitations laitières responsables ayant signé le cahier des charges Lait Grand Pâturage, les vaches passent au moins 180 jours au pré, soit l’équivalent de 6 mois par an. Et ce pendant au moins 6 heures chaque jour, soit 50 % de temps en plus pour paître tranquillement de l'herbe !

Par ailleurs, le cahier des charges du CNIEL impose que, lorsqu'il est au pré, chaque animal doit disposer d'un espace de pâture de 15 ares par vache, et que celui-ci doit se situer dans un rayon de 1 kilomètre autour du lieu de traite. Encore une fois, la charte Grand Pâturage va plus loin sur la question, et met à disposition de chaque vache un espace plus grand (au moins 25 ares). Enfin, comme le CNIEL, le cahier des charges Lait Grand Pâturage prévoit une alimentation complémentaire des animaux garantie sans OGM (<0,9%).

Les atouts du lait de pâturage

Les vaches sont des animaux qui aiment vivre et se nourrir en extérieur aussi souvent que possible. Chez les producteurs laitiers responsables, dès que le temps le permet, le troupeau quitte l'étable pour aller paître en plein air. Broutant à proximité du lieu de traite et disposant d'un grand espace, les vaches ne sont pas soumises au stress : un vrai plus pour leur qualité de vie.

Lorsqu'il fait trop chaud ou trop froid que se passe-t-il ? Cela dépend. En été, les vaches peuvent passer la journée au frais à l'étable et pâturer durant la nuit. En hiver, elles restent bien au chaud et à l’abri de la pluie et de la neige. L'herbe est alors remplacée par le fourrage cultivé sur les terres et une alimentation complémentaire sans OGM (<0.9%).

L'impact écologique du lait de pâturage

La production de lait de pâturage s'inscrit dans une démarche d'agriculture écologique, car il contribue efficacement à maintenir la biodiversité ! En effet, en l'absence de troupeaux qui pâturent, nombre de terrains agricoles resteraient à l’abandon, au détriment des beaux paysages de notre terroir ! S'il fallait faucher, cela aurait un coût financier mais aussi énergétique, dû à l'emploi d'engins agricoles. Cette intervention humaine ne serait d’ailleurs pas suffisante pour assurer la biodiversité !

Les vaches apprécient d'avoir accès au pré, cela leur permet de brouter leurs herbes préférées. Leur rôle est donc de faire de l'espace, en mettant bon ordre entre les variétés de plantes concurrentes, qui se disputent la lumière et les nutriments contenus dans le sol. Elles permettent ainsi à l’herbe de se renouveler et à plusieurs variétés de plantes de coexister. Le résultat est un environnement attractif pour de nombreuses espèces animales et un concentré de biodiversité !

Les prairies pâturées abritent ainsi une faune bien plus riche que les prairies fauchées. Les premiers que l'on remarque ? Le bourdon, très occupé à polliniser aussi bien les plantes sauvages que celles qui sont cultivées, pour le plus grand bonheur des cultivateurs.
En rafraichissant ainsi les prés, le pâturage permet de contribuer activement au maintien de la biodiversité.

Le sous-sol des terrains pâturés se révèle tout aussi riche. La raison ? Une concentration importante de vers de terre, qui aèrent le sol en améliorant sa structure, tout en assurant sa stabilité.

Le lait de vache de pâturage en pratique

Une alimentation sans OGM (<0.9 %) est l’un des piliers du cahier des charges du CNIEL, mais aussi de celui de Grand Pâturage, pour la production du lait de pâturage. Avant de devenir signataires de notre charte, les exploitations doivent donc parfois revoir leurs pratiques. Dans le cadre de la démarche Lait Grand Pâturage, la Fromagerie Milleret s’engage à leurs côtés pour les accompagner dans leurs démarches et dans leurs achats.

Les producteurs laitiers responsables signataires de la charte s’engagent à produire 100 % du fourrage destiné à nourrir leur troupeau. En cas de force majeure l'alimentation complémentaire est issue essentiellement de la région. Cela vise d'une part à limiter les transports – et donc les émanations de CO² –, mais aussi à préserver la composition du lait produit au cœur de notre terroir.

Pour préserver les qualités nutritionnelles du lait de vache de pâturage, la Fromagerie Milleret a décidé de travailler avec des producteurs laitiers responsables dans un rayon de 12 kilomètres seulement autour de la fromagerie. La collecte locale permet de limiter les trajets à parcourir, pour que le lait arrive plus vite à la fromagerie pour être transformé. Ensuite, la mise en production se fait rapidement pour préserver au maximum les qualités de la matière première. Le lait de vache produit par les fermes signataires de la charte Grand Pâturage conserve donc toutes ses vertus nutritives.

Quels sont les bienfaits du lait de pâturage ?

Du fait de sa traçabilité et des exigences du cahier des charges Lait Grand Pâturage, le lait à l'herbe permet de produire un fromage de qualité, issu de vaches nourries sans OGM (<0.9 %) et bien sûr savoureux. Grâce à une alimentation variée et plus « naturelle », le lait produit par des vaches nourries principalement à l'herbe se révèle riche sur le plan nutritionnel. C’est d’ailleurs ce qui en fait l’une de ses caractéristiques les plus appréciées.

Mais les gourmands vous le diront à l'unanimité : le lait de vache de pâturage se distingue aussi par son goût, lié à la variété de plantes dont les vaches se nourrissent. Voilà pourquoi le lait à l’herbe est aujourd’hui un ingrédient essentiel de notre fromage, mais aussi un moyen de perpétuer le savoir-faire, les recettes traditionnelles et les saveurs du terroir de Franche-Comté.

Découvrez les autres avantages du lait Grand Pâturage !

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